ARTICLE PARIS-NORMANDIE: GQFC / BAYEUX

4 juin 2017 - 08:54

Football - DH (barrages d’accession) : pour Hakli Dahmane, Grand-Quevilly ne doit pas se mettre de pression   Publié 03/06/2017 23:29 | Mise à jour 03/06/2017 23:29   « Personne ne nous voyait là », estime Hakli Dahmane, l’entraîneur du GQFC « Personne ne nous voyait là », estime Hakli Dahmane, l’entraîneur du GQFC  

Quatrième de DH « haut-normande », Grand-Quevilly dispute cet après-midi le match aller des barrages contre Bayeux. Hakli Dahmane, l’entraîneur du GQFC, fait le point.

 PROPOS RECUEILLIS PARLUC GALLAIS

À quelques heures de ce premier rendez-vous important pour l’avenir de Grand-Quevilly FC, le technicien a accepté de se livrer sur la saison vécue par ses protégés.

Quel regard portez-vous sur la saison de Grand-Quevilly ?

Hakli Dahmane : « Je suis satisfait du comportement des gars, de ce qu’on a pu mettre en place. Pour cela, j’ai une liberté d’action complète donnée par un président totalement investi, Paul Hellouin. Je suis ravi de voir que l’équipe première a pu fédérer du monde lors de son parcours en Coupe de France, sur quelques matches de championnat. Et le club se structure dans l’ensemble grâce aussi au travail d’Éric Rastell, avec bientôt de nouvelles installations. On partait de loin. »

Vous êtes arrivé à Grand-Quevilly en avril 2016, avec un grand chantier à mener. Il y a de quoi être fier du chemin parcouru ?

« On a relevé le défi (le club, 12e à son arrivée la saison passée, a sauvé sa place en DH). À partir de là, une dynamique s’est créée, on a travaillé sur la restructuration du club. Personne ne nous voyait là où on est aujourd’hui. Avec quelques coups d’éclats, la Coupe de France et les qualifications contre Pacy ou Oissel, on s’est forgé un caractère. Même contre Le Havre, on n’a pas été ridicule. En championnat, la victoire à Déville/Maromme (18e j., 3-2) nous a permis d’écarter un concurrent direct et sur la deuxième partie de saison, on n’a perdu qu’à deux reprises. Le match nul à Saint-Romain (20e j, 0-0), à neuf contre onze pendant trente minutes, est un autre tournant. J’estime qu’on est à notre place. »

Est-ce qu’il y a une réelle évolution dans le jeu proposé par votre équipe ?

« On a fait venir à l’intersaison des joueurs de football, dont la plupart ont évolué à un niveau supérieur. Des gardiens de qualité avec Mathieu Lacaille et Nicolas Panteghini, des cadres qui ont tenu la baraque et qui ont apporté leur vécu. D’autres joueurs ont progressé et on a incorporé des jeunes dans l’effectif comme Louis Gouelle, un U20. On a un terrain qui est ce qu’il est, mais on essaye de poser le ballon, de jouer correctement. »

Le parcours en Coupe de France a-t-il donné des certitudes à vos joueurs et à vous-même ?

« Oui, on sait que l’on est capable de se surpasser lors d’événements. Après, je pense que c’est plus le travail au quotidien, le fait d’avoir 20 à 24 mecs investis à chaque séance d’entraînement. On arrive à avoir un socle commun, à montrer de vraies qualités d’équipe. C’est grâce à cela que l’on a tiré notre épingle du jeu face à des équipes aussi bien armées que nous, mises à part Pacy et Gonfreville qui étaient au-dessus. »

Vous avez veillé à ce qu’il n’y ait aucun relâchement en fin de saison. Selon vous, la troisième place était vraiment à votre portée ?

« Ah oui, complètement. À partir du moment où l’on n’était pas distancé, je l’espérais même si je savais que ce serait difficile, que Rouen ne voulait pas gâcher cette opportunité. Le FCR n’était pas à l’abri d’un faux pas. Le match contre Pacy (défaite 2-0) était un peu folklo, mais on a bien fait de jouer jusqu’au bout notre carte. Il fallait maintenir notre niveau d’exigence car là, il faudra être prêt.  »

Comment se prépare-t-on à ces barrages d’accession, une première depuis de nombreuses années ?

« Tout à fait normalement. On a géré un peu plus les petits bobos et la fatigue de fin de saison. Sur le dernier match (0-0 contre Oissel B), j’ai pu faire souffler ceux qui ont eu beaucoup de temps de jeu et titulariser ceux qui en manquaient. Hormis David Bonami (déchirure), le groupe est au complet. Après, ce n’est pas facile de se dire qu’on joue une montée en National 3 sur deux matches couperets. Il faudra du tempérament, jouer comme en Coupe de France, sans oublier nos valeurs. Il ne faut surtout pas se mettre de pression, c’est une belle opportunité. Les joueurs ont hâte d’en découdre.  »

Avez-vous des éléments concernant Bayeux, votre adversaire « bas-normand » ?

« C’est une bonne équipe de DH, avec quelques individualités. J’ai des informations sur leurs points forts et faibles mais je ne me focalise pas là-dessus. Il ne faut surtout pas dénaturer notre manière de jouer par rapport à l’adversaire. L’idéal serait de gagner sans prendre de but. »

Grand-Quevilly FC - FC Bayeux, cet après-midi à 15 h au stade du Chêne à Leu (entrée gratuite)

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