ARTICLE PARIS-NORMANDIE: GQFC / FC ROUEN

24 avril 2017 - 07:50

Football - DH : Rouen et Grand-Quevilly s’en contentent   Publié 23/04/2017 23:27 |   Jérémy Prieur (en blanc) a permis au FCR d’arracher un match nul précieux, hier après-midi, au Grand-Quevilly (photo archives Stéphanie Péron)  

Au terme d’une rencontre qui ne restera pas dans les annales, Grand-Quevilly et Rouen se sont quittés sur un score de parité (1-1). Un match nul qui arrange apparemment tout le monde.

  GRÉGORY CARU-THOMAS

Ceux qui suivent assidûment les Diables rouges ont dû être surpris. Fini les passes courtes et les décalages, hier après-midi, c’est principalement à du jeu long auquel ils ont eu droit. Pourquoi ? « Ce terrain ne permet pas la pratique du football, mais du rugby, peste Romain Djoubri, l’entraîneur du FCR. Il était hors de question que je dise à mes gars d’essayer de jouer, de repartir de derrière. Sur une pelouse comme ça, si tu joues à la baballe, si tu cherches les décalages, tu prends le risque de perdre le ballon sur un mauvais rebond ou un mauvais contact. Le leitmotiv, c’était de gagner des duels, d’allonger, d’essayer de jouer chez eux. »

Écoutant les consignes de leur coach, les Rouennais ont effectivement passé le plus clair de leur temps à envoyer des Exocet chez leurs adversaires, le souci, c’est que le ballon est immédiatement revenu chez eux. Conséquence, ils ont eu toutes les peines du monde à se montrer dangereux. « On n’a pas vraiment eu d’occasion, mais on a eu quelques situations (10e, 13e, 45e), souligne Jérémy Prieur. On a essayé de jouer seulement, en face, ils attendaient uniquement qu’on fasse une erreur technique. Et sur une surface comme ça, si tu commets une boulette... D’ordinaire, je prône le beau jeu mais, là, c’était impossible. Du coup, on a été obligé d’allonger. »

« Il ne fallait pas s’attendre à plus »

Une tactique finalement payante, puisque c’est de cette façon que les Diables rouges ont égalisé (73e). « Il y a un long ballon, Samba (Diop) va au duel, Stive (Mendy) me la pose et j’arrive lancé, raconte le milieu défensif. Je ne me pose pas de question, je mets une praline. Sur un terrain pareil, il peut y avoir un rebond, je la prends de l’extérieur du pied et je la foire. Mais, là, je la tape bien et ça rentre. » Le FCR aurait même pu emporter la mise, mais le but de Mendy (de la tête, 83e) a été refusé. Une décision qui a quelque peu agacé le capitaine rouennais. « Je pense qu’il est valable. L’arbitre de touche me dit qu’il y a hors-jeu de l’épaule. Faudra m’expliquer, un jour, comment on peut voir ça. Si on m’explique, je suis d’accord, mais là... Enfin, on est tout de même content, car si on gagne nos trois prochains matches se sera fini. » Les hommes du président Tardy comptent en effet toujours huit points d’avance sur Grand-Quevilly (qui compte un match en retard) et c’est uniquement pour cette raison, qu’à l’issue de cette prestation insipide, ils étaient tout sourire. « Je suis déçu du contenu, souffle Djoubri. J’aurais aimé qu’on puisse mettre en place des choses. Mais, sur un terrain qui ressemble à un champ de patates, il ne fallait pas s’attendre à plus. C’est le pire match auquel j’ai participé en DH. Même lorsque j’étais joueur, je n’ai pas le souvenir d’avoir pris part à une rencontre aussi nulle. Ceci dit, on s’était donné comme objectif de ne surtout pas perdre, c’est mission accomplie. Grand-Quevilly était dans l’obligation de nous battre pour revenir dans la course. On les laisse à huit points et ce n’est pas dit qu’ils gagnent leur match en retard contre Gasny. Ça nous laisse une certaine marge. »

... Grand-Quevilly également

Si Grand-Quevilly était rentré aux vestiaires, à la pause, avec un but d’avance, il n’y aurait rien eu à dire. Dominateurs dans le jeu, les locaux se sont en effet procuré deux énormes occasions, seulement Ba s’est heurté à Quedeville (16e) sur la première et a manqué le cadre (20e) ensuite. « On a abordé le match correctement et on a fait des choses intéressantes dans le jeu, s’enthousiasme Hakli Dahmane, l’entraîneur du GQFC. On les a mis en difficulté, ils ne nous ont pas montré grand-chose. On s’est créé des occasions et on a fini par ouvrir la marque. » En seconde période, par l’intermédiaire de Jimmy Garnier, parfaitement placé pour reprendre un corner de Mihoubi (69e). Le souci c’est que dans la foulée le FCR est parvenu à égaliser « On avait fait le plus dur en ouvrant la marque, soupire le capitaine Grand-Quevillais. Malheureusement, ils ont mis la machine en marche et ils sont revenus. Cela étant, on a su être costaud, solidaire. Je suis content de ce match, même si le résultat final est mitigé. » « On ne se prend pas la tête » D’autant plus mitigé, qu’il ne permet pas aux Tango et Noir de se rapprocher de la 3e place détenue par les Rouennais. Mais peu importe. « On savait que rien ne serait gagné et que rien ne serait perdu après cette rencontre, explique Garnier. C’est ce qu’on s’était dit dans le vestiaire. C’est Rouen qui a la pression, puisqu’il souhaite absolument monter. Nous, on est quatrième, on est à notre place et on ne se prend pas la tête. » Un peu tout de même, en témoignent les propos de Dahmane concernant le calendrier. « Je trouve dommage que Gasny ait inversé le match qu’il doit jouer contre Rouen. Toutes les équipes sont allées à Gasny, ont fait une heure de transport et ont joué sur un terrain qui n’est pas génial. Je trouve que l’inversion de la rencontre n’est pas équitable par rapport à la fin de saison. Tout le monde devrait avoir un terrain de repli. »

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